Automne
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Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son b½uf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux.
Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un c½ur que l'on brise.
Oh! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises.
[Guillaume Apollinaire]
Vous l'aurez bien compris, avec ses deux épigraphes précédentes, que mon article, traitera bel et bien de l'automne. L'automne, est une saison qui m'enchante autant qu'elle me fait peur. J'adore me promener pendant cette saison, faire du sport... L'air est plus frais qu'en été, et les paysages sont magnifiques (qui n'aime pas se promener dans des bois gorgés de feuilles de tout plein de couleurs chatoyantes, qui n'a pas eu envie de se rouler dedans et de ne penser à rien d'autres?). Cette saison, me rappelle des tas de souvenirs d'enfance : la rentrée des classes bien sur, la cueillette des champignons & des châtaignes (mon péché mignon de saison <3), la sortie des manteaux et des pulls rassurants, la chaleur du foyer quand on rentre de l'école en ayant froid, l'attente de l'hiver et des fêtes de fin d'année... Mais personnellement, je vois l'automne différemment depuis quelques années, compte tenue de mon expérience personnelle! Déjà je vis seule, en ville, donc adieu les sorties du dimanche en famille et le feu de cheminée le soir en rentrant, ensuite depuis des années je ne vis que des malheurs en cette saison : Ruptures amoureuses difficiles, dépressions, et même tentatives de suicides !!! C'est pour cela que comme je l'ai dis plus haut, cette saison me fais peur... J'ai cette peur constante d'en revenir à ce moral en berne, moi qui est de nature plutôt joyeuse en temps normal. Actuellement, je vous rassure tout va bien. J'ai découvert des personnes vraiment bien dans mon environnement universitaire, j'ai retrouvé mon meilleur ami, je vois ma famille et mes autres amis casiment tous les week-end, et tellement de choses m'occupent que j'ai peu de temps à passer à me morfondre. Mais qui sait? Jusqu'où ce sentiment d'équilibre durera t'il? Seul le temps me le dira, mais en attendant je compte bien profiter de mon automne encore plus que les autres années et prendre une longueur d'avance sur cette malédiction automnale qui me traque chaque année.
Je sens déjà l'odeur des marrons chauds, les journées raccourcir, mes lèvres se gercer, le thé couler à flots quand le soir je quitterais mes converses trempées, mon biberon se remplir de multiples boissons chaudes et de ce lait-fraise si rassurant. Je me vois déjà ressortir mon parapluie -bien qu'il soit noir et déprimant, au pire, j'en ai remarqué un beau aux couleurs de la coccinelle que je suis, et...- , éviter au maximum les flaques d'eaux et ruser pour ne pas me faire arroser par les voitures et les bus quand je marches, ressortir mes grosses chaussettes pour la journée et mes guêtres pour bien dormir, ré-enfiler mes pulls et mes manteaux, re-porter des mitaines et des écharpes. Me coller aux vitres en attendant que le temps passent, y laisser de la buée, et de mon poignet tout effacer...